19 mars 2020 4 19 /03 /mars /2020 15:50

La thèse de Luxenberg :

 Dans toutes les langues, certains termes prennent soudain des significations inattendues que parfois on ne découvre et comprend qu’après un détour par une longue recherche.

Ces significations vont jusqu’à supplanter les sens primitifs originels, à les rendre secondaires voire obsolètes.

Le but de ma (relativement) longue introduction était justement d’aider le lecteur à situer la hauteur du débat musulman au sujet de la sexualité par rapport aux opinions banales répandues dans les esprits des modernes incultes.

Nous allons reprendre un à un les trois ou quatre  thèmes abordés par Luxenberg auxquels j’ai répondu sans les avoir choisis à vrai dire ; ils se sont imposés, parce que l’incohérence de leur contenu s’est rapidement présentée à mon esprit.

Voici les références des versets coraniques contenant les trois ou quatre cas que je vais examiner, et que Luxenberg a ‘’révisés’’ selon la confrontation au lexique syriaque dont il a disposé. Nous avons volontairement inséré les versets précisant les contextes où apparaissent les versets concernés, afin de donner un éclairage plus instructif aux lecteurs non-avertis des raccourcis de Luxenberg.

J’ai pris la première traduction qui se présente, parce que je me réfère au texte arabe, puisque c’est lui qui détermine les sens, y compris pour Luxenberg. Le lecteur pourra donc utiliser la traduction qu’il possède, s’il ne lit pas l’arabe.

  1. Versets concernant les houris (que Luxenberg affirme n’être que du raisin blanc)  ainsi que les versets concernant les ‘’belles du paradis’’ non dénommées ḥûr:

 Il y a huit versets contenant la racine ḥwr. Quatre d’entre eux portent sur les houris (ḥûr). Sur les quatre, trois contiennent toute l’expression ḥûr al-‘în, et une seule apparition de ḥûr non suivie de al-‘în dans la sourate al-Rahmân.

Voici les références des versets des quatre mentions de ḥûr dans le Coran :

 1 – sourate al-Dukhân, 44, verset 54

« C’est ainsi! Et Nous leur donnerons pour épouses des houris aux grands yeux. (verset 54)

Ils y demanderont en toute quiétude toutes sortes de fruits. (verset 55)

Ils n’y goûteront pas à la mort sauf leur mort première. Et [Allah] les protègera du châtiment de la Fournaise » (verset 56)

 

Commentaire :

Le verset 54 mentionne les ‘’houris’’, puis au verset suivant (55) il est question de ‘’toutes sortes de fruits’’. Si les houris n’étaient que du raisin blanc, pourquoi alors le verset 55, parle-t-il encore des fruits, alors que le raisin est lui-même un fruit.

Notez aussi le verset 56 qui précise que l’on ne meurt pas au Paradis.

 

2 – sourate al-Tôr, 52, verset 20

« Accoudés sur des lits bien rangés », et Nous leur ferons épouser des houris aux grands yeux noirs, (verset 20)

Ceux qui auront cru et que leurs descendants auront suivis dans la foi, Nous ferons que leurs descendants les rejoignent. Et Nous ne diminuerons en rien le mérite de leurs œuvres, chacun étant tenu responsable de ce qu’il aura acquis. (verset 21)

Nous les pourvoirons abondamment des fruits et des viandes qu’ils désireront. (verset 22)

Là, ils se passeront les uns les autres une coupe qui ne provoquera ni vanité ni incrimination. (verset 23)

 

Commentaire :

Au verset 20, il est question aussi de houris. Pourtant, au verset 22, on retrouve les ‘’fruits et les chairs’’. Si les houris étaient du raisin, pourquoi ne les inclut-il pas dans le terme générique ‘’fruits’’. Sinon qu’on nous dise en quoi et pourquoi, le raisin serait-il mentionné spécialement.

A noter aussi que la boisson ne provoquera ni vanité ni incrimination. On sera entre gens polis et respectueux des autres.

 

3 – Sourate al-Rahmân, 55, verset 72

« Ils contiennent des fruits, des palmiers, et des grenadiers. (verset 68)

(Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous?) (verset 69)

Là, il y aura des vertueuses et des belles. (verset 70)

(Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous?) (verset 71)

Des houris cloîtrées dans les tentes, (verset 72)

(Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous?) (73)

Qu’avant eux aucun homme ou djinn n’a déflorées. » (lam yatmith-hunna) (74)

 

Commentaire : les versets 69, 71 et 73, sont des ‘’refrains’’ de la sourate al-Rahmân. On remarque que ‘’les fruits, palmiers et grenadiers’’ sont mentionnés avant les ‘’houris’’, donc encore une fois séparément. Ce qui indique qu’il ne s’agit pas de raisin blanc ni de raisin noir.

Au verset 72, le mot ḥûr n’est pas suivi de son binôme al-‘în

Au verset 74, le verbe tamatha, est employé avec un complément d’objet suffixé qui ne s’applique qu’aux êtres humains de sexe féminin. S’il s’agissait de raisin ou de grappe, on aurait eu lam yatmith-hâ et pas lam yathmith-hunna. Luxenberg n’a pas relevé ce problème et ne l’a donc pas justifié, ni trouvé un moyen de le contourner. C’est désolant !

 

4 – Sourate al-Wâqi‘a, 56, verset 22

Promesses faites aux Premiers (al-Sâbiqûn) première catégorie des croyants admis au Paradis :

 

« Les Premiers (de chaque génération), ce sont eux qui seront les premiers (en grades dans l’au-delà) (verset 10)

Ce sont ceux-là les plus rapprochés [d’Allah] (verset 11)

dans les Jardins des délices, (verset 12)

une multitude d’élus parmi les premières [générations], verset 13)

et un petit nombre parmi les dernières [générations], (verset 14)

sur des lits ornés [d’or et de pierreries], (verset 15)

s'y accoudant et se faisant face. (verset 16)

Parmi eux circuleront des garçons éternellement jeunes, (verset 17)

avec des coupes, des aiguières et un verre [rempli] d’une liqueur de source (verset 18)

qui ne leur provoquera ni maux de tête ni étourdissement; (verset 19)

et des fruits de leur choix, (verset 20)

et toute chair d’oiseau qu’ils désireront. (verset 21)

Et ils auront des houris aux yeux, grands et beaux, (verset 22)

Pareilles (ka-annahunna) à des perles en coquille (verset 23)

en récompense pour ce qu’ils faisaient. (verset 24)

Ils n’y entendront ni futilité ni blasphème; (verset 25

mais seulement les propos: «Salâm! Salâm!»... [Paix! Paix!] (verset 26)

 

Commentaire : aux versets 19 à 22, on retrouve la mention des ‘’fruits de leur choix’’, de la chair d’oiseau, et des houris (expression ḥûr al-‘în), ces dernières mentionnées séparément. Même question : si les houris n’étaient que du raisin blanc pourquoi le Coran en ferait-il mention, alors que les fruits sont déjà mentionnés. Notez aussi qu’au Paradis, on n’entendra ni futilité ni blasphème, mais seulement des propos de paix. Le Nom divin al-Salâm (La Paix) est associé à la paix jamais troublée par une quelconque révolte des titans. Le monde d’ici bas est sans cesse agité parce que les éléments contradictoires s’y côtoient. Dans l’au-delà, il n’y aura que le parti vainqueur des croyants qui seront au Paradis, alors que leurs contradicteurs se retrouveront en Enfer. Les deux parties étant séparées par une muraille infranchissable. Toutes les maladies, toutes les souffrances sont en Enfer alors que le Paradis est toujours mentionné comme un endroit positif.

Au verset 23, on retrouve le pronom personnel, complément d’objet suffixé, -hunna placé en fin du mot composé ka-anna-hunna, et a été traduit par ‘’pareilles’’ (en fait : comme si elles étaient…) Ce qui aggrave, encore une fois, l’égarement de notre commentateur allemand est que -hunna ne s’applique qu’aux êtres humains de sexe féminin (enfants et femmes accomplies). Or Luxenberg n’a pas relevé le piège, et a laissé ainsi le lecteur non-averti croire que tout cela constitue un propos cohérent. Perte de temps.

 

Remarque complémentaire : les versets précédents de la sourate 56 se rapportent aux promesses faites pour un premier groupe de croyants.

Toujours et à la suite de ces mêmes versets, viennent les promesses faites à une autre catégorie de croyants (les aṣḥâb al-yamîn, les Gens de la Droite ou les Gens du Serment). Les voici :

 

« Et les gens de la droite; que sont les gens de la droite? (Verset 56 :  27)

[Ils seront parmi] des jujubiers sans épines, (verset 28)

et parmi des bananiers aux régimes bien fournis, (verset 29)

dans une ombre étendue (verset 30)

[près] d’une eau coulant continuellement, (verset 31)

et des fruits abondants (verset 32)

ni interrompus ni défendus, (verset 33)

sur des lits surélevés, (verset 34)

C’est Nous qui les avons créées à la perfection, (ansha’nâhunna), (verset 35)

et Nous les avons faites vierges, (fa-ja‘alnâhunna) (verset 36)

gracieuses, toutes de même âge, (verset 37)

pour les gens de la droite, (verset 38) »

 

Commentaire : mention des ‘’fruits abondants’’ au verset 32, précisé au verset 33 qu’ils ne seront ni ‘’interrompus ni défendus’’, caractère inaltérable de l’existence au Paradis, non limité par quoi que ce soit de ce que l’on connaît en ce monde (rupture de stock et autre aléas de l’économie).

Puis viennent les (femmes) parfaites, toujours vierges, gracieuses et de même âge, aux versets 35, 36 et 37. Encore une description de l’état  absolu de l’existence dans l’au-delà. Rien ne vient déranger le cours heureux des choses, ni vieillesse, ni fatigue, ni étourdissement, ni ruse de satan.

Notons aussi la différence des traitements accordés aux deux catégories de croyants, tous heureux. Les garçons ‘’éternellement jeunes’’ sont au service de la première catégorie. Et pour la seconde catégorie, les ‘’femmes belles et toujours vierges’’ ne sont cependant pas appelées houris. Elles sont seulement désignées par le pronom complément ‘’les’’, nous ‘’les avons créées, nous les avons faites’’.

Mais cette exception est intéressante, car elle ne précise pas qu’elles seront ‘’données en mariage’’ aux croyants (zawâj), mais qu’elles leurs sont destinées, ja‘alnâhunna. En outre, le pronom personnel complément –hunna, à la fin des deux verbes, aux versets 35 et 36, lève tout doute quant au caractère humain (ou être céleste rationnel) féminin du pronom complément d’objet suffixé -hunna. En effet, s’il s’était agi de raisin blanc, la langue arabe aurait employé un pronom personnel neutre pour les objets inertes ou animaux non doués de raison, en -hâ. Ici aussi, Luxenberg n’a rien vu, à moins qu’il l’ait fait exprès. A remarquer que les ‘’belles’’ promises ne sont pas nommées ici ḥûr al-‘în, mais seulement par le complément d’objet ‘’les’’, Nous les avons créées à la perfection, Nous les avons faites vierges. Et sans aucun doute, ce ‘’les’’ là, ne peut désigner que des ‘’femmes’’ de ce monde ou de l’autre[1].

5. Les ‘’épouses’’ du paradis sont mentionnées avec d’autres qualificatifs dans d’autres versets. Par exemple, aux versets suivants (dont le principal est le verset 48):

Sourate al-Sâffât, 37 : 40 et suivants. Nous en donnons le contexte :

« Sauf les serviteurs élus d’Allah, ibâd Allâh al-mukhlaṣîn (40)

Ceux-là auront une rétribution bien connue: (41)

des fruits, et ils seront honorés, (42)

dans les Jardins du délice, (43)

sur des lits, face à face. (44)

On fera circuler entre eux une coupe d’eau remplie à une source (45)

blanche, savoureuse à boire, (46)

Elle n’offusquera point leur raison et ne les enivrera pas. (47)

Et ils auront auprès d’eux des belles aux grands yeux, au regard chaste, (48)

semblables au blanc bien préservé de l’œuf. (49) » (semblables = ka-anna-hunna, littéralement comme si elles étaient…) Voir l’ouvrage de Luxenberg en traduction anglaise, pp. 266 et 267.

 Commentaire : en employant le pronom suffixé -hunna, le verset 49 indique bien un féminin pluriel concernant des êtres raisonnables, pas des animaux ou des fruits, raisin y compris. Luxenberg a ignoré ce point. Notez aussi que le segment, verset 48, ‘’les belles aux grands yeux, au regard chaste’’ ne contient pas le mot ḥûr, mais seulement ‘în à l’indéfini, sans l’article al-.

Notez qu’ici ‘’les belles’’ sont promises aux ‘’serviteurs élus de Dieu’’, qui sont une classe différente des al-sâbiqûn et des muttaqûn.

 6. Les mêmes ‘’belles aux grands yeux, au regard chaste’’ qâsirât al-tarf, apparaissent à la sourate Ṣ (Sâd), 38 : 52. Nous en donnons aussi les versets qui accompagnent le contexte.

« Cela est un rappel. C’est aux pieux (al-muttaqûn) qu’appartient, en vérité, la meilleure retraite, (49)

Les Jardins d’Eden, ouvertes pour eux en seront les portes, (50)

Là, accoudés, ils demanderont des fruits abondants et des boissons. (51)

Et auprès d’eux seront les belles au regard chaste, toutes du même âge. (52)

Voilà ce qui vous est promis pour le Jour des Comptes. (53)

Ce sera Notre attribution inépuisable. (54)

Commentaire :

Pour les ‘’pieux’’, aux fruits abondants mentionnés presque chaque fois, s’ajoutent ‘’des boissons’’. Mais avec la précision rappelée chaque fois, rien de ce que prennent les élus n’offusquera leur raison, ni ne causera d’ivresse du genre de ce que l’on connaît dans ce monde. Les belles qui leur sont promises ont le regard chaste, sont toutes du même âge, mais n’ont pas de grands yeux.

Tout porte à croire que les belles du Paradis sont de deux sortes : les unes aux grands yeux ouverts, c’est les ḥûr al-‘în, dont on peut voir la blancheur au centre de laquelle se perçoit la noirceur de l’iris, tel un point noir dans le yang (par rapport au yin dans le taoïsme). Celles-ci sont destinées aux ‘’rois’’ du Paradis, à ceux qui connaîtront la gloire.

Les autres, au regard chaste (donc les yeux baissés). Elles correspondent à deux niveaux différents de récompense. On peut supposer que celles aux yeux grands ouverts sont réservées aux âmes supérieures qui sont capables de supporter leurs regards (méduses ?). Les secondes sont destinées à ceux dont la capacité est moindre. Simple ouverture d’un débat qui j’espère intéressera quelques-uns.

 7. Encore une promesse faite aux muttaqûn, les pieux, dans la sourate al-Naba’, 78, versets 31 à 34 :

« Ce sera sûrement, pour les pieux, un grand succès: (verset 31)

jardins et vignes, (verset 32)

et des (belles) aux seins arrondis, d’une égale jeunesse, (kawâ‘iba atrâban) (verset 33)

et coupes débordantes (= des cratères royaux) (verset 34)

Ils n’y entendront ni futilités ni mensonges. (35) »

Commentaire :

Ici, les belles ne sont appelées ni ḥûr al-‘în, ni qâsirât al-tarf, mais kawâ’iba atrâb. Elles sont destinées aux ‘’pieux’’ (muttaqûn). Le terme arabe connote une signification que n’a pas le terme ‘’pieux’’, à savoir celle d’une piété éveillée, vigilante, prête à se défendre mais comme ce n’est pas notre propos, je laisse la traduction en l’état.

Ici les fruits ne sont pas mentionnés, mais seulement les lieux et les arbres qui les produisent : jardins et vignes. On penserait qu’au contraire des sâbiqûn qui sont servis par un personnel spécial, les muttaqûn devront eux-mêmes se rendre aux jardins pour en cueillir les fruits ou demander à ce qu’on les fasse venir, comme au verset 38 : 51, ci-dessus.

Luxenberg n’a pas vu que les dénominations des ‘’belles du paradis’’ diffèrent en fonction de la catégorie des croyants auxquels elles sont destinées. Les ḥûr al-în, les qâsirât al-tarf, les maqsûrât fi al-khiyâm, les kawa’iba atrâban, et celles qui ne sont désignées que par le pronom personnel suffixé -hunna, elles ou les, ou celles appelées azwâj muttahara, ne sont pas synonymes, sinon par rapport à leur statut de ‘’ rétribution divine’ pour les croyants (es). Ensuite, ne pouvant reculer, il a décidé qu’à chaque mention d’une ‘’épouse’’ du paradis, il allait concocter une interprétation tirée par les cheveux, pour nous resservir du raisin à satiété. Sans prendre conscience que ce faisant, il ne protège pas le Coran comme il le prétend. Il propose quelque chose de pire : une obsession pour le raisin, sans avancer la moindre explication pour l’acharnement du Coran à nous promettre du raisin avec des noms différents, ni même nous éclairer sur la raison de la double mention du raisin, une fois en tant qu’inclus dans les fruits, une autre fois nommé séparément comme une trouvaille de Luxenberg.

Il aurait pu comprendre que les ḥûr al-‘în sont spécifiques à une catégorie de croyants. Par conséquent, isoler les ḥûr al-‘în a été une grave erreur de stratégie de sa part.

***

Autres catégories de croyants dans le Paradis : al-abrâr

Sourate al-Insân 76 à partir du verset 5 : les vertueux,

« Les vertueux (al-abrâr) boiront d'une coupe dont le mélange sera de camphre, (5)

d’une source de laquelle boiront les serviteurs d’Allah et ils la feront jaillir en abondance. (6)

se poursuit jusqu’au verset 22, sans mention explicite de houris ni de raisin. Mais on est frappé par la richesse du vocabulaire ‘’technique’’ concernant les boissons qui leur seront servies et la flamboyance des tenues de cérémonies qui leur sont réservées, jusqu’au verset 22.

Les abrâr, au singulier barr, signifient les hommes libres. Libres en français, comme free en anglais connotent le sens de pureté. Pur pourrait avoir pour étymologie ancienne le mot barr, ou l’inverse si on veut. On dit du miel qu’il est pur parce qu’il a été libéré de toute matière pouvant l’altérer ou altérer son goût.

Les abrâr sont des êtres qui se sont libérés de toute attache exceptée de la contemplation de Dieu. Ils préfèrent Dieu au paradis de Dieu. C’est par respect pour cette qualité que Dieu ne nous révèle pas la récompense suprême qu’Il leur réserve.

 Sourate al-Infitâr, 82 : 13

« Les bons (al-abrâr) seront, certes, dans un [jardin] de délice, » (13)

 Sourate al-Mutaffifûn, 83 : 18 : encore al-abrâr

« Qu’ils prennent garde! Le livre des bons (abrâr) sera dans ‘Illiyûn »  (verset 18)

« Les bons seront dans [un Jardin] de délice », (verset 22)

Comme les abrâr sont une catégorie de croyants supérieure bénéficiant d’un lieu paradisiaque ‘’élevé’’ ce pourrait être la raison pour laquelle leur secret est préservé dans un livre cacheté (kitâbun marqûm), secret. Ce code est aussi prévu pour les méchants qui seront incarcérés dans un lieu tenu secret, non dévoilé (Sijjîn). Et c’est pourquoi aussi, le Coran ne nous indique pas en détail ce dont se compose la promesse de Dieu à leur égard. Dieu est jaloux de ceux qui L’aiment d’un amour pur, sans mélange.

 

[1] Voir note 1

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Omar BENAISSA - dans CRITIQUE de textes